Le bâti ancien
La brique règne, du coron minier à la maison de ville flamande. Murs pleins de 22 à 34 cm, sans lame d’air, souvent sans coupure de capillarité : l’humidité ascensionnelle est le premier ennemi du plaquiste dans la région.
Brique, corons et maisons de ville : un bâti dense et souvent humide, où l’isolation intérieure est la solution la plus fréquente.

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La brique règne, du coron minier à la maison de ville flamande. Murs pleins de 22 à 34 cm, sans lame d’air, souvent sans coupure de capillarité : l’humidité ascensionnelle est le premier ennemi du plaquiste dans la région.

Zone H1a, la plus froide et la plus ventée de France métropolitaine hors montagne. Les exigences d’isolation y sont les plus élevées du pays, et le pont thermique en pied de mur se paie cher en confort comme en facture.
Sur ce bâti, une contre-cloison posée sans lame d’air ventilée ni traitement préalable des remontées capillaires enferme l’humidité derrière le placo. C’est le sinistre le plus courant du secteur. L’électricien, lui, hérite de réseaux anciens en apparent qu’il faut reprendre au moment de doubler les murs — d’où l’intérêt de faire intervenir les deux corps de métier ensemble.
Sur la maison de ville en brique, le doublage se fait presque toujours en contre-cloison sur ossature métallique M48 désolidarisée du mur, avec une lame d’air ventilée en pied — jamais en doublage collé, qui plaquerait l’isolant contre une maçonnerie humide. Les plaquistes du secteur montent le plus souvent du BA13 sur rails et montants de 48, avec une laine de verre de 45 à 75 mm selon l’épaisseur disponible. En pied de cloison, on remonte le rail sur cales et on laisse un jeu de 10 mm avant de traiter le joint : c’est ce détail qui évite que la plaque boive l’eau du sol.


Le parc d’avant 1948 est très représenté, et avec lui les installations en fils sous moulure, sans liaison équipotentielle de salle de bains ni prise de terre digne de ce nom. La mise en conformité NF C 15-100 accompagne donc presque toutes les rénovations : dépose de l’ancien tableau à fusibles, pose d’un tableau à disjoncteurs divisionnaires avec interrupteurs différentiels 30 mA, création d’une prise de terre par piquet, et tirage complet en gaines ICTA dans l’ossature des nouvelles cloisons. C’est précisément pour ça que le plaquiste et l’électricien doivent se coordonner avant la fermeture des murs.