Le bâti ancien
Le granit domine à l’ouest, le schiste à l’est. Murs épais montés à la terre ou à la chaux, très capillaires : ils absorbent l’eau de pluie et la restituent par évaporation. C’est un fonctionnement, pas un défaut.
Granit, schiste et pluie battante : un bâti massif où le mur doit rester capable de sécher.

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Le granit domine à l’ouest, le schiste à l’est. Murs épais montés à la terre ou à la chaux, très capillaires : ils absorbent l’eau de pluie et la restituent par évaporation. C’est un fonctionnement, pas un défaut.

Zone H2a, climat océanique franc. Hivers doux — les exigences thermiques y sont plus basses qu’au nord-est — mais pluie battante et vent salin sur le littoral.
Le piège breton est connu : un doublage étanche sur un mur de granit capillaire bloque le séchage, l’eau reste dans le mur et ressort par l’intérieur. Un plaquiste qui connaît le bâti local pose une contre-cloison désolidarisée, avec lame d’air ventilée, ou un isolant perspirant. Demandez-lui comment il gère ce point.
Sur granit ou schiste monté à la terre, la règle est simple : le mur doit pouvoir sécher. Le plaquiste breton monte donc une contre-cloison indépendante avec lame d’air ventilée, ou pose un isolant perspirant type fibre de bois sans film étanche côté intérieur. Le doublage collé au plâtre est à proscrire sur ces maçonneries capillaires. Les maisons de bourg en pierre ont souvent des murs très irréguliers : l’ossature métallique se règle alors sur appuis intermédiaires plutôt que de suivre le mur.


Le climat commande aussi côté électricité. En bord de mer, la corrosion saline impose du matériel adapté et un contrôle plus fréquent des serrages au tableau. Dans les maisons de bourg anciennes, la prise de terre est souvent absente ou hors service : sa création, avec mesure de résistance, est le premier poste d’une mise en conformité. Les résidences secondaires peu chauffées l’hiver demandent en plus une gestion du hors-gel et, de plus en plus, un pilotage à distance du chauffage.